Éthique · Consentement · Dignité
IA, consentement et mémoire posthume l'éthique du refus
La mémoire numérique ouvre des usages vertigineux — et des dérives. Aigyros pose un cadre clair : pas de résurrection IA, pas de deepfake post-mortem, pas d'entraînement sur les données client. Le consentement est explicite, révisable et gouverné.
Ce qu'Aigyros refuse
- Résurrection IA (AI afterlife) — simuler une personne décédée pour converser « avec elle »
- Deepfake post-mortem — génération vidéo ou audio non autorisée du défunt
- Exploitation commerciale — monétisation ou cession de la mémoire client à des tiers
- Entraînement de modèles — utilisation des données pour entraîner une IA mutualisée ou publique
- Illusion morbide — avatar ou sosie numérique présenté comme la personne
Consentement révisable
Rien n'entre dans le patrimoine cognitif sans consentement explicite de l'auteur. Rien n'est transmis à un héritier sans conditions choisies par l'auteur — périmètre, date d'ouverture, niveau d'accès.
Le consentement se révise à tout moment, de son vivant. Retrait partiel ou total possible ; suppression selon protocole documenté.
Dignité et rôle du Dépositaire
Le Confident structure ; le Dépositaire transmet un savoir gouverné — pas une personne simulée. Les héritiers consultent des arbitrages, des mots et un contexte authentiques, dans les limites fixées.
La personne n'est pas une source de données : elle est une source de sens. Voir glossaire et manifeste.
Accès héritiers et pérennité
Conditions d'accès définies à l'avance : lecture seule, accès différé, verrouillage thématique. Coordination possible avec le notaire du client pour intégrer ces conditions au dossier de succession — sans mécanisme automatique non validé juridiquement.
La pérennité repose sur formats ouverts, supports redondants et cristallisation archivistique. Voir sécurité, souveraineté et pérennité.
Alignement réglementaire
Ce cadre s'inspire des travaux sur l'éthique des traces numériques et du consentement post-mortem (notamment les réflexions du CNIL sur les héritages numériques). Aigyros publie et actualise cette charte au rythme des avancées technologiques.
Questions fréquentes
- Le Confident peut-il répondre « à la place » du défunt ?
- Non au sens d'une simulation. Il restitue des propos et un contexte authentiques, dans un cadre gouverné — pas une personnalité recréée.
- Les héritiers peuvent-ils modifier le patrimoine cognitif ?
- Non sans droits explicites. La gouvernance est définie par l'auteur de son vivant ; le Dépositaire respecte ces règles.
- Où lire la charte complète ?
- Le manifeste fondateur en pose les piliers ; cette page en est la synthèse accessible. Les engagements contractuels sont détaillés dans le Dossier d'architecture Maison remis en audience.
Aigyros — Maison de Patrimoine Cognitif · Monaco · Paris · Genève
Jordan Fouassier, Fondateur · contact@aigyros.com
Transmettre une mémoire exige des limites aussi claires que des droits. C'est la condition pour que les héritiers et les conseillers fassent confiance au dispositif.